E Sakihiwet 


 Catherine Boivin 


Du 1 mai au 14 juin 2026
Vernissage le 1 mai dès 17h



Catherine Boivin, E Sakihiwet, 2026, crédit photo : gracieuseté de l’artiste





E Sakihiwet

 
E Sakihiwet. Par la douceur de la peau qui entre en contact avec celle d’un.e autre. Par la tendresse des caresses. E Sakihiwet.
Par les mots d’amour, les “je t’aime” et les baisers échangés à travers les langues autochtones. E Sakihiwet. Par le feu du désir. C’est ainsi qu’on donne de la chaleur humaine: E Sakihiwet.


Par la mise à nu, notamment la sienne, Catherine Boivin explore la sexualité, les critères de beauté et les pratiques amoureuses Atikamekw avant l’arrivée des robes noires. Au cœur de l’exposition, une tente, évoquant l’amour de ses ancêtres qui se vivait près de la terre, sur les aiguilles du sapin ou la fourrure du castor. “C’est ainsi qu’ils faisaient des enfants. C’était ainsi qu’on faisait part au cercle de la vie.” Lorsqu’on s’en approche, peut-être un peu voyeurs, pour tenter de regarder ce qui s’y passe, on peut entendre, chuchotés, les mots “je t’aime” et des baisers. Redonnant vie aux récits transmis de génération en génération, à une époque où la sexualité n’était pas taboue dans sa communauté, l’artiste lève le voile sur le rituel à l’origine de nos vies.


Plus loin, les détails de certaines parties du corps nous invitent à découvrir une vision décomplexée de ce dernier. Après avoir sondé plusieurs personnes autochtones de son entourage, leur demandant ce qu’ils préfèrent du corps de l’autre, l’artiste revisite ce que peut être un critère de beauté, et à quoi il peut ressembler lorsqu’il est décolonisé.


Puis, ses portraits et autoportraits, des nus où sont brodés des motifs traditionnels atikamekw à partir des gabarits restaurés de sa grand-mère. Ramenant les savoir-faire à l'avant-plan, les fleurs qu’ils représentent - historiquement privilégiées parce qu’elles portaient chance - rappellent aussi ce qui est beau, ce qui est bon, au sein du territoire que nous habitons. Stratégiquement positionnés, ils rappellent aussi “qu’au-delà des stéréotypes, il reste une pudeur.”  Par son geste, l’artiste s’applique ainsi à la guérison des corps; à les soigner en brodant leurs sexes.


À propos de l’artiste 


Originaire de Wemotaci et Atikamekw Nehirowisiw, Catherine Boivin vit et crée à Odanak. Artiste pluridisciplinaire et cinéaste, elle explore à travers la performance, l’image numérique et la vidéo des thèmes liés à l’identité autochtone, au corps, à la représentation des femmes et aux héritages coloniaux. Présentée à daphne (2022, Tio’tia:ke / Montréal), Nikotwaso marque sa première exposition solo. Son travail s’inscrit dans une démarche à la fois intime et politique, où l’art devient un espace de reprise de pouvoir et d’affirmation culturelle. Marathonienne, danseuse de fancy shawl, conférencière et militante, elle multiplie les formes d’expression pour sensibiliser aux réalités autochtones, autant sur scène que sur les réseaux sociaux. Depuis 2022, elle siège au conseil d’administration de Wapikoni Mobile.


Vernissage le 1 mai dès 17h, dans la galerie d’Ahkwayaonhkeh !


À savoir : Un service de navette offert pour les membres de la communauté Wendat




Navette Wendake-Québec



Une navette entre Wendake et Québec est prévue le soir du vernissage.
Contactez inscription@wendake.ca pour réserver votre place!

Départ de Wendake: 17h30 - au 100, rue de l'Ours
Départ de Québec: 19h30 - à Méduse





De plus, participez à la discussion le 2 mai avec l’artiste, le lendemain du vernissage ! 
Détails ici ! 


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